<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Extravagances - reflexions</title> <description>Mes péchés capiteux ou la face cachée de ma double vie.</description> <link>http://extravagances.blogspirit.com/reflexions/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 13:05:55 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/08/15/mon-plus-secret-conseil.html</guid> <title>Mon plus secret conseil…</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/08/15/mon-plus-secret-conseil.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 23:09:51 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/plus-secret-conseil-Valery-Larbaud/dp/2070342875&quot; title=&quot;chez Amazon...&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-235641&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/00/00/99064eb0f6d1fba7e69d0ccd2cf7d9d3.jpg&quot; alt=&quot;Mon plus secret conseil...&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-235641&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce titre est épatant, n’est-ce pas ? Moi en tous cas, c’est épaté que je me suis fait appâter par ce roman de Valéry Larbaud publié aux éditions folio, d’autant plus qu’il ne coûtait que deux petits euros. Le prix d’un café. Je croyais ne faire qu’une gorgée de sa centaine de pages, mais j’ai eu bien du mal à avaler cette prose décousue qui serpente au fil des pensées de Lucas Letheil, jeune héritier prétentieux jusqu’aux prétentions littéraires. Il envisage de quitter sa maîtresse colérique. Il ne sait pas que c’est imminent lorsqu’il s’éloigne de leur résidence Napolitaine au cours de sa promenade matinale, qu’il pousse jusqu’à sauter dans le premier train venu. Larbaud y embarque aussi le pauvre lecteur contraint de passer du Français à l’Italien dans cette aventure intérieure. On ne sait d’ailleurs pas trop si l’auteur parle de lui ou de son anti-héros puisqu’il utilise tantôt « je », tantôt « il » et parfois « nous ». Nous en sommes d’ailleurs là dans cet extrait plus que représentatif puisque c’est, à mon humble avis, la meilleure page :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;On dira que nous sommes bien difficile ; mais c’est que, si nous sommes repu de scènes de ménage et de tempêtes domestiques, nous sommes aussi repu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Persano.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;d’amour. Onze heure moins dix. On va s’arrêter partout maintenant. La ligne monte. Il n’y a plus que de petites gares jusqu’à Potenza ; pas de voyageurs de première. Et les monts de la Lucanie en vue. Des arrêts de trois secondes ; le temps de dire pronti et partenza. – Oui, repu d’amour, malgré l’insensibilité croissante. Et c’est cela qui retarde la rupture, qui nous fait espérer, contre toute espérance, que la dernière crise sera vraiment la dernière. Nous sommes fidèle, aussi. Voici une bien jolie femme ; sans doute, mais nous avons mieux, ou aussi bien à la maison. Des Challettes, lui, court toujours ; il a une liste de formules d’abordage, pour la rue, le théâtre, la plate-forme du tramway… ; a des cartes de visite, avec cette anticipation : « Avocat à la Cour », qu’il glisse, pliées en quatre, dans les mains des jeunes filles et des jeunes femmes accompagnées. J’ai fait ça, autrefois, par esprit d’imitation, quand je sortais avec… Chose… de Louis-Le-Grand. Nous avions l’air de deux agents matrimoniaux, de deux délégués à l’amour. Les premiers venus offrant leurs services aux premières venues. Quelle fatigue !... Quel ennui !... Pourtant si on m’avait demandé ce que je cherchais pendant mes promenades du matin dans Naples, une fois le contact bien établi avec les aspects intimes de la ville, j’aurais – paresse, peur de paraître compliqué – répondu : des femmes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enfin, lorsque ce roman s'achève sur l’assoupissement de Lucas, on comprend que sa vocation était sans doute d’être un livre de chevet.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/07/10/dieu-dans-la-tete-de-voltaire.html</guid> <title>Dieu dans la tête de Voltaire</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/07/10/dieu-dans-la-tete-de-voltaire.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 15:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-215745&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/00/01/55bbee86b23be9b71d12fbd3b1e6b088.jpg&quot; alt=&quot;55bbee86b23be9b71d12fbd3b1e6b088.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-215745&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;-&amp;nbsp;Que vois-tu ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Deux religieuses. Elles passent sous la voûte d’une porte qui se découpe à l’horizon. Et puis des femmes.&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Rien d’autre ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Tu sais, moi et l’art, ça fait deux. Surtout le surréalisme, je n’y comprends rien…&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Fais un effort ! Tu ne vois rien d’autre dans la voûte ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Non !&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Mais si regarde ! ici les yeux ! là le nez ! C’est la tête de Voltaire !&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Ah oui ! C’est rigolo, maintenant je ne vois plus que lui. J’ai même du mal à distinguer les têtes des religieuses dans ses yeux.&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Et bien tu vois, la main de Dieu, c’est pareil.&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Pardon ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Une fois qu’on a perçu Sa main, on ne voit plus qu’elle. Rien n’est plus anodin, tout participe à une œuvre aussi imperceptible qu’omniprésente. Dieu est partout, dans les plus petites choses comme dans les plus grande. Même la religion, cette religion représentée par les deux religieuses, s’efface tout en composant Son œuvre…&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Tu racontes vraiment n’importe quoi Vagant. Tu vois Dieu dans la tête d’un athée notoire maintenant ? Mais c’est grotesque mon vieux. Regarde-moi là au lieu de divaguer. J’ai dit là !&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;C’est toi qui es grotesque d’obscénité avec tes cuisses écartées !&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;En tous cas, tu as tout de suite vu ce qu’il y avait à voir entre mes cuisses : non pas l’innocente nudité mais l’obscénité sexuelle. Allez, ne fait pas ton Tartuffe, serait-ce encore ton Dieu que tu as vu là, dans ce… calice ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Tais-toi !&lt;br /&gt; -&amp;nbsp; « On façonne l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage. L’Être donne des possibilités, c’est par le Non-Être qu’on les utilise. » Oh ce n’est pas de moi, c’est de Lao-tseu. Après t’être vautré dans la luxure, tu es désormais condamné à ne plus jamais voir dans les femmes que des trous à combler. Allez, viens me baiser maintenant !&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Arrière Satan !&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/16/un-vague-amant-7.html</guid> <title>Un vague amant (7)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/16/un-vague-amant-7.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Fri, 11 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gatwick, Vendredi après midi. Londres n'intéresse plus Ninon. Faute de chambre pour abriter nos ébats, nous décidons de passer la journée à surfer dans un cyber café de l’aéroport, comme deux drogués au net. Nous finissons par dévoiler quelques secrets d’alcôve virtuelle. En vérité, je n’ai presque rien à cacher, et je ne lui montre qu’un bout de correspondance avec une relation épistolaire qui sait tout de cette escapade londonienne. Cela semble l’amuser, mais pas autant que de m’ouvrir sa messagerie, de me dévoiler son carnet d’adresse caramail en direct, histoire de me montrer ce qu’une fille décidée peut faire. À peine s’est elle connectée, qu’une cascade de fenêtres de dialogue s’ouvre à l’écran. Je suis sidéré de la voir draguer sous mes yeux, et sélectionner sans état d’âme ses camarades de jeu pour son prochain week-end.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Entre deux dialogues, elle me demande si je ne pourrais pas lui établir une fausse facture, ce qui lui permettrait de passer ses dépenses Londoniennes en note de frais. Notre liaison vient de passer par pertes et profits. Je ne suis plus qu’une affaire classée à son passif. J’ai compris, amer mais &lt;em&gt;fair play&lt;/em&gt;, que je n'aurai guère été que l'amant d'une soirée. Un &lt;em&gt;one shot&lt;/em&gt; qui n’offre plus d’intérêt après l'excitation de la découverte. Elle est avide de reprendre son exploration, exploration des sens tous azimuts et des êtres en tous genres, exploration à coeur et corps perdus. Un périple où je n’aurai été qu'une escale.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je plaisante pour faire bonne figure et cacher mon vague à l’âme. Ce n’est certainement pas un chagrin d’amour, non, juste une blessure d’amour propre. Après tout, qu'avais-je bien osé espérer ? Je ne suis pas le grand et beau jeune libertin qu'elle recherche pour la guider dans ses errances sexuelles. Elle a d’ailleurs bien plus d’expérience que moi dans ce domaine. De l’expérience, moi, je n’ai que l’âge. Pourtant, malgré tous mes efforts pour rationaliser, j’ai un pincement au cœur, et un peu peur pour elle.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://vallanthe.deviantart.com/art/make-love-not-war-26671906&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162917&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/00/01/a25fbf145dca471a1d0628bbae867461.jpg&quot; alt=&quot;Make love, not war par ~vallanthe sur Deviant ART&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162917&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;le debut de l'histoire...&quot;&gt;Fin&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/11/un-vague-amant-6.html</guid> <title>Un vague amant (6)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/11/un-vague-amant-6.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Wed,  9 Apr 2008 06:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://declic95.deviantart.com/art/Dunes-02-80269337&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162882&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/01/01/1dd9beb07d6d2d5bbe958d91b4dea9ae.jpg&quot; alt=&quot;Dunes_02 par Declic95 sur Deviant ART&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162882&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gatwick au petit matin. Ninon est encore endormie. Ma main flotte sur son pubis, s'enfonce dans sa forêt soyeuse, explore son intimité tranquille. Mon doigt glisse sur sa vulve, entre ses lèvres, tout doucement, dans un lent va et vient. Chaque phalange de mon doigt effleure&amp;nbsp;son clitoris quand il plonge en elle. Dans son demi sommeil, Ninon soupire d'aise, ouvre les cuisses à ma caresse. Mais ma&amp;nbsp;main continue patiemment, sans s'affoler, confiante de détenir enfin la clef de son plaisir. Ma caresse se fait plus profonde, plus pénétrante, mais toujours aussi légère&amp;nbsp;quand, au reflux, mon doigt mouillé titille son clitoris incrusté entre les plis de ses chairs. Ses gémissements de plaisir confirment mon intuition. Réveillée pour de bon, elle m'attire entre ses cuisses. Je caresse son visage, elle suce mon doigt, j'ai compris le message : à ma langue de poursuivre. Elle décharge son orgasme dans ma bouche avide de jouissance.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Si ma bouche est gourmande, la sienne est savante : c’est avec ses lèvres qu’elle enfile mon préservatif. Elle me demande de la prendre tout de suite, en levrette. Je m’apprête à la pénétrer doucement quand elle s'empale d'un coup de reins. C’est elle qui mène la danse en me guidant par la verge, balançant ses hanches au rythme de son plaisir, un coup à droite, un coup à gauche. Elle a le cul &lt;em&gt;rock’n’roll&lt;/em&gt;. Elle me baise gaiement, c'est délicieux et j’en ris, d'un rire enfantin en découvrant comment elle me fait l'amour. C’est si ludique, avec une sensualité si différente de celle à laquelle j’ai trop l’habitude. En changeant de femme, j’ai l’impression de perdre un nouveau pucelage.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Je reprends la main d’une claque sur ses fesses. Je glisse un doigt dans son anus, pour sentir mon phallus à travers elle. Pour la première fois, je touche du doigt les sensations que peuvent procurer le va et vient de mon sexe, de plus en plus rapide, de plus en plus profond, là où j'explose.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;Toute l'histoire...&quot;&gt;À suivre…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/09/un-vague-amant-5.html</guid> <title>Un vague amant (5)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/09/un-vague-amant-5.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Mon,  7 Apr 2008 07:00:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://photophiend.deviantart.com/art/In-Bed-Massage-71688259&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162880&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/02/01/7eccc43a85042d66a5385478d4dee375.jpg&quot; alt=&quot;In Bed Massage by ~photophiend sur Deviant ART&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162880&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gatwick, en pleine nuit. Nous rentrons enfin au Bed &amp;amp; Breakfast après une épuisante odyssée ferroviaire. Arrivés dans la chambre à la fois kitch et cosy, en un mot &lt;em&gt;british&lt;/em&gt;, nous décidons qu’un petit massage nous fera le plus grand bien.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand je sors de la douche, vêtu d'une simple serviette autour de la taille, Ninon est déjà étendue sur le ventre dans la même tenue. Elle me propose d'abord de &quot;faire la crêpe&quot;, selon son expression, et puis nous inverserons les rôles. J'étale l'huile de massage parfumée sur son dos. Elle soupire au contact du liquide froid, soupirs d'aise lorsque je commence à étreindre ses épaules, sa nuque, massant systématiquement chaque vertèbre, descendant de plus en plus bas, jusqu'au coccyx, avant de remonter le long de ses flancs, pour recommencer encore et encore. Ensuite je masse langoureusement ses jambes, ses mollets, ses cuisses, toujours plus haut. Je finis par ôter la serviette pour masser ses fesses rondes et fermes. Je les malaxe à pleines mains, découvrant à l’envie son oeillet rosacé à chaque fois que j’ouvre sa croupe. Je me demande si je vais y connaître pour la première fois les joies de la sodomie. Comme elle se cambre, je vois même sa petite forêt grise qui envahit son intimité lippue. Je n'irai pas plus loin.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Rétrospectivement, je réalise en écrivant ces lignes que j'aurais dû masser&amp;nbsp;la vulve&amp;nbsp;qu'elle me tendait. Mes gestes n'ont pas coulé comme ils auraient dû, dans le tempo du désir.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme convenu, elle me prodigue un délicieux massage où elle étale autant d’huile que de talent. À sa demande je lui masse longuement les pieds, et finalement, ma langue maladroite s’aventure dans son intimité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;-&amp;nbsp;Tu connais la rape à fromage ? me demande-t-elle en rigolant.&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;C’est une position du kamasoutra ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Non, c’est l’impression que me donnent tes poils de barbe contre ma vulve.&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Ah ! Désolé… il est tard, ça a poussé depuis ce matin…&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Tu ne veux pas te raser ?&lt;br /&gt; -&amp;nbsp;Si… j’y vais.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand je reviens de la salle de bain, l’ambiance est un poil retombée. Nous nous caressons mutuellement et je finis par la prendre, bêtement, en missionnaire. Je jouis tout seul, comme un con. Elle s'endormira dans mes bras sans que j’aie su lui donner le plaisir attendu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;Toute l'histoire...&quot;&gt;À suivre…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/05/un-vague-amant-4.html</guid> <title>Un vague amant (4)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/05/un-vague-amant-4.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Sat,  5 Apr 2008 06:50:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://film400.deviantart.com/art/waiting-at-the-pole-70132698&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162869&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/02/02/2254a79ba3145d40ba3512d2e08b92ac.jpg&quot; alt=&quot;Waiting at the pole by *film400 sur Deviant ART&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162869&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Shoreditch, 21h. La devanture du &lt;em&gt;Metropolis&lt;/em&gt; plaquée sur une terne façade de brique rouge me fait penser à un string à paillettes sur les fesses d’une vieille dame. Immanquable. À peine avons-nous franchi le sas d'entrée de cette boîte de strip-tease, que nos yeux sont captivés par une rousse sculpturale dont la nudité est offerte à des dizaines de regards blasés.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Ninon, subjuguée, prend ses quartiers devant la scène pour ne plus en bouger, pendant que je lutte parmi des &lt;em&gt;yuppies&lt;/em&gt; en costume pour récupérer deux bières. Je la rejoins pour contempler les effeuillages dont la variété me laisse pantois : lascifs ou acrobatiques, érotiques ou esthétiques, aussi variés que les beautés qui se succèdent sans répit, ils suscitent nos commentaires goguenards ou admiratifs, qualifiant la courbe d'un sein, le galbe d'une cuisse, le grain d'une peau, la souplesse des reins ou les poses suggestives. Ces numéros confortent Ninon dans sa bisexualité, d'autant plus que toutes les artistes la gratifient d'un sourire dont l’apparente complicité masque bien leurs attentes commerciales.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes particulièrement impressionnés par une métisse au corps de liane, qui effectue un strip-tease acrobatique digne d'un programme de gymnastique, virevoltant autour d'une barre verticale promue au rang d'agrès, mais qui me suggère plus d'émotions esthétiques qu'érotiques, et davantage d'admiration que d'excitation. Nous ne la quittons pas des yeux alors qu'elle quitte la scène dans l'indifférence générale. Quelques instants plus tard, elle vient nous saluer et nous propose une séance de table dance. « OH YES ! » s'écrie Ninon avec un enthousiasme surprenant .&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous suivons la danseuse dans une salle à l’écart. Sur une scène miniature, une jeune blonde s'exhibe face à un homme d'affaires bien mûr. Notre belle métisse monte sur la scène qui jouxte notre banquette. J'avoue ne plus avoir d'yeux que pour cette jeune femme à la peau tabac, qui se dénude avec sensualité, exhibant ses charmes les plus intimes dans des postures acrobatiques à quelques pouces de nos visages vermillons d’émotion. Elle conclue son chaud show par sa spécialité : tout en nous regardant entre ses jambes écartées, elle parvient à faire cliqueter comme des clochettes les piercing qui ornent ses lèvres intimes. L’originalité vient de basculer dans le grotesque.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous quittons la boîte quelques minutes plus tard. Ninon me prend par le bras, ravie du spectacle, mais toutefois déçue de ne pas avoir revu la belle rousse. Son contact me fait plus bander que toutes les créatures que nous venons de croiser.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;Toute l'histoire...&quot;&gt;À suivre…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/02/un-vague-amant-3.html</guid> <title>Un vague amant (3)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/04/02/un-vague-amant-3.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Wed,  2 Apr 2008 07:45:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162860&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/00/00/0e22c41a6860607aed956e7aaffd215c.jpg&quot; alt=&quot;0e22c41a6860607aed956e7aaffd215c.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162860&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Knightsbridge, 17h. Après avoir fait quelques boutiques à la recherche de je ne sais quel accessoire de mode, Ninon me dit avoir envie de jouer à la &lt;em&gt;pretty woman&lt;/em&gt;. Elle joint le geste à la parole en s’engouffrant aussitôt dans une boutique où je la suis comme un mari improbable. Sur les cintres, des robes de soirée clinquantes en côtoient d’autres d’un mauvais goût extravagant. Elle finit par en choisir quelques-unes. J’espère que c’est pour le seul plaisir de m’entraîner vers les cabines d’essayage. À peine a-t-elle fermé le rideau de la cabine que je m’effondre dans un fauteuil club, sans doute installé là pour éviter que les hommes ne se blessent en tombant à la renverse devant les étiquettes. Dans cette boutique, tout est bien au-delà de mes moyens.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Ninon m’interpelle. Je m’approche du rideau que j’écarte d’une main. Elle tient devant elle une robe scintillante encore sur son cintre, que je regarde à peine. Derrière Ninon, dans le reflet du miroir, la peau blanche de son dos nu est barrée par les bretelles de son soutien gorge, couleur crème. Plus bas, sa petite culotte assortie souligne la rondeur de ses fesses et la pâleur de ses cuisses jusqu’aux mi-bas de nylon. « Je commence par celle-ci ? » me demande-t-elle avec une lueur coquine dans le regard, tout en écartant la robe avec une fausse ingénuité. Aux commissures de ses cuisses, de part et d’autre du triangle de satin, dépassent deux belles touffes de poils.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;Toute l'histoire...&quot;&gt;À suivre…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/03/29/un-vague-amant-2.html</guid> <title>Un vague amant (2)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/03/29/un-vague-amant-2.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 07:25:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Oxford Street, 15h. Le froid glacial nous jette dans un bus bien anglais, rouge et à deux étages. Animée par la curiosité, Ninon monte au premier étage où nous avons l'heureuse surprise de ne trouver qu'un passager distrait. Nous nous asseyons au premier rang avec vue panoramique sur cette avenue commerçante. Nous nous en fichons éperdument.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Je la prends enfin par les épaules pour l’embrasser langoureusement. Elle n'attendait que ça. Je sens sa langue glisser entre mes lèvres. J'y échappe pour perdre ma bouche dans son cou, lui mordiller l'oreille au passage, caresser son visage d’une main. L’autre remonte entre ses cuisses, jusqu'à son entrejambe. Je la masse au travers de son jean. Mes doigts s'attaquent au tissu épais, y ouvrent une brèche, et s'aventurent sur son ventre. Là, ils contournent l'ultime rempart de dentelle, et explorent sa petite forêt. Elle est bien plus touffue que je ne l’imaginais. Ninon soupire d'aise, elle écarte les cuisses, elle tente de s'ouvrir à ma caresse. Mais je n'ai pas les clefs de son plaisir. Le trousseau en main, j’ai beau fouiller, je ne parviens qu'à l'exciter. Notre pittoresque situation, à la vue de tous et de personne à la fois n’est sans doute pas étrangère à ce demi échec.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Un autre bus nous croise en sens inverse. À l’étage, une vielle dame perdue dans ses pensées. Elle passe à quelques pieds de nous, sans nous voir. « Hello ! » dis-je en levant la main. Ninon sursaute, s'inquiète, rit à ma plaisanterie et s'abandonne à nouveau. Plus pour longtemps : le bus a atteint son terminus bien avant que Ninon atteigne celui de son plaisir. Nous sortons du bus encore plus rapidement que nous y sommes montés. Ninon finit de se rhabiller dans la rue.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://edelsteen04.deviantart.com/art/bus-57578449&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162852&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/00/01/8611d07a061cf060068f63e9c659b0fc.jpg&quot; alt=&quot;8611d07a061cf060068f63e9c659b0fc.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162852&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;Toute l'histoire...&quot;&gt;À suivre…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/03/27/un-vague-amant-1.html</guid> <title>Un vague amant (1)</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/03/27/un-vague-amant-1.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 07:00:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://endraum.deviantart.com/art/Big-Ben-28073037&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-162823&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/01/00/fec8b9d7bf9bbada52384f4daf5f9ef2.jpg&quot; alt=&quot;Big Ben par ~endraum sur Deviant ART&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.8em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-162823&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gare de Waterloo, un Jeudi de l’hiver 2001 à onze heure du matin. Je regarde défiler des visages inconnus. Surtout ceux des femmes. La plupart sont fermés mais certains s’éclairent en voyant un parent, une amie, un fiancé venu les attendre à l’arrivée de l’Eurostar.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Officiellement, je n’ai rien à faire là. Pour mon employeur je suis rentré à Paris prendre une journée de congés, et pour ma femme je suis encore en mission à Londres. En réalité, je suis dans le no man’s land du mensonge, réfugié dans l’interstice entre ma vie professionnelle et ma vie familiale. J’y éprouve la sensation grisante d’échapper à toute contrainte pendant quelques heures, à toute convention, à toute promesse. Un plaisir qui vaut bien le prix de la duplicité et de la tromperie. En voyant soudainement apparaître le visage de Ninon coiffé d’un drôle de chapeau rond, je me demande si je ne me suis pas trompé aussi.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai rencontré Ninon sur internet quelques semaines auparavant. J’ai eu l’occasion de l’inviter à déjeuner deux ou trois fois, l’occasion de retrouver le plaisir du flirt avec une jeune femme après tant d’années de conjugalité. Elle a 23 ans. Moi, j’ai une quinzaine d’années de plus, et probablement de trop. Je l’ai invitée à passer deux jours avec moi à Londres, essentiellement parce que j’ai vu en elle une complice potentielle pour mon premier adultère. Je l’embrasse sur la joue comme une bonne amie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/tag/Un+vague+amant&quot; title=&quot;Toute l'histoire...&quot;&gt;À suivre…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/02/14/copenhague.html</guid> <title>Copenhague</title> <link>http://extravagances.blogspirit.com/archive/2008/02/14/copenhague.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (vagant)</author>   <category>Réflexions</category>   <pubDate>Thu, 21 Feb 2008 07:00:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.filaplomb.fr/catalogue/les-nouvelles-dj-parues/copenhague-suivi-de-un-couple-idal-de-arnaud-dudek-0701/&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-133388&quot; src=&quot;http://extravagances.blogspirit.com/media/02/01/0b8cabed2a61d20d4c8da30d0b13c2fd.jpg&quot; alt=&quot;0b8cabed2a61d20d4c8da30d0b13c2fd.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-133388&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Non, je ne vais pas vous ennuyer avec une note touristique sur cette ville ennuyeuse qui ne peut faire rêver que ceux qui n’y sont jamais allés ( si vous&amp;nbsp; tenez vraiment à partir dans le coin, traversez le pont et visitez &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Malm%C3%B6&quot;&gt;Malmö&lt;/a&gt;&amp;nbsp; qui est tout aussi bien et beaucoup moins cher ), mais avec une note sur une nouvelle&amp;nbsp;intitulée &lt;a href=&quot;http://www.filaplomb.fr/catalogue/les-nouvelles-dj-parues/copenhague-suivi-de-un-couple-idal-de-arnaud-dudek-0701/&quot;&gt;Copenhague&lt;/a&gt;&amp;nbsp; publiée aux &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.filaplomb.fr/&quot;&gt;éditions filaplomb&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Après avoir sciemment massacré le petit suspens que j’escomptais vous servir aujourd’hui, je n’insisterai pas trop sur mon étonnement lorsque j’ai reçu dans ma boite au lettre en fer et qui couine, une enveloppe manuscrite à la vraie main et à mon nom bien réel. Il faut dire que pour le monde commun et trivial, je ne suis qu’un patronyme imprimé à la chaîne pour le compte d’une banque, d’une assurance ou d’une caisse de retraite, et les seules enveloppes manuscrites qu’il m’arrive d’ouvrir contiennent des faire part de mariage ( de moins en moins) de naissance ( le pic est passé aussi )&amp;nbsp; et plus rarement de décès ( mais c’est en croissance ), c’est-à-dire le lot commun de la boite aux lettres du cadre moyen déjà plus tout jeune…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bref, il y a quelques semaines, je reçois une enveloppe manuscrite que ma femme n’a pas osée ouvrir. « Tu es sur que ce n’est pas une lettre piégée » qu’elle me dit sans rire. « Mais qui pourrait bien m’en vouloir ? » que je réponds en décachetant l’enveloppe sans penser aux quelques cocus qui pourraient me trucider s’ils retrouvaient ma trace. Et là, qu’est-ce que je trouve ? Vous le savez déjà : Copenhague suivi de Un couple idéal d’Arnaud Dudek, un recueil de deux nouvelles de 10 pages chacune au format 10 x 15. Le papier - recyclé avec des encres végétales sans solvant - est de bonne qualité ainsi que l’impression et la mise en page, même si on aurait apprécié une couverture un petit peu plus épaisse. Mais pour 4,20 € frais de port compris - le prix d’un café sur une terrasse parisienne - je n’ai pas boudé le quart d’heure de plaisir que la lecture de ces nouvelles m’a procuré. Je connaissais déjà &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://jiraicrachersurvosblogs.blogspot.com/&quot;&gt;Dudek&lt;/a&gt; pour son excellent blog littéraire, mais le lire allongé dans son lit, c’est tout de même mieux qu’assis devant un écran.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela suffit pour la forme, venons en au fond : deux nouvelles sur les solitudes qui s’ajoutent pour composer un couple. J’ai toujours pensé qu’un texte devait se défendre tout seul, alors je vous en livre un petit extrait :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il aimerait découvrir l’Europe du Nord, il ne connaît pas. Copenhague, pourquoi pas ? Ce sera difficile d’imposer cette idée. Sylvia voudra de la chaleur. Siroter des cocktails à base de jus d’ananas en regardant des bellâtres transpirer autour d’un filet de volley-ball. Allongée sur une serviette de plage à fleurs, vêtue d’un maillot de bain une pièce assez terne, à compléter les cases d’un Sudoku.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au poignet, un bout de plastique jaune digne des meilleurs Clubs Mickey indiquera son rattachement à un club de vacances situé à Hammamet.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Son visage outrageusement bronzé fera pâlir les collègues de jalousie lors du premier café de septembre, celui où l’on montre des vestiges de coups de soleil soignés à la Biafine comme autant de blessures de guerre.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Copenhague, ça risque de la mettre en rogne.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J’espère vous avoir donné envie de découvrir Arnaud Dudek auquel je souhaite le succès qu’il mérite. Quant à son éditeur, je lui souhaite d’attraper une bonne crampe à écrire les noms des lecteurs auxquels il envoie un peu de bonheur.&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 