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03 février 2015

Un congrès à New-York

un-congres-a-new-york.jpgVoici quelques jours, j’ai reçu un message d’une dénommée Arsinoë de poncho-editions, pour m’informer de la publication de leur dernier ouvrage intitulé Un congrès à New-York. Plus intéressé par d’éventuels éditeurs pour mes histoires érotiques que par ce livre, je me suis vite rendu compte que ce roman n’était pas seulement leur dernier ouvrage mais aussi le premier, et par ailleurs le seul roman de l’auteur, une certaine Clara Lavigne.

J’ai proposé à Arsinoë de lire ce roman et d’en faire une critique ici-même, sans lui promettre qu’elle serait positive tout en l’assurant de ma bienveillance. J’ai reçu aujourd’hui même cet ouvrage au format pdf, d’environ 60 000 signes, publié dans leur collection Mini. Je l'ai lu en une heure environ. Je vous fais le pitch : « Sarah est une secrétaire jeune, dynamique… et aussi très jolie. Ce n’est pas Martin, son fiancé, qui dira le contraire. Mais cet heureux couple va faire face à un danger inattendu. C’est au cours d’un voyage d’affaires à New York que Sarah va rencontrer Hugo. Il est charmant, superbement beau. Elle ne résistera pas longtemps à la tentation… »

L’histoire de la jeune femme qui trompe son petit fiancé maladroit avec un bellâtre n’est guère originale. Les scènes érotiques sont softs, agréables à lire, sans vulgarité mais sans surprises. Le comportement des protagonistes est attendu selon une vision du monde paternaliste, romantique et moralisatrice. Le style est basique, sans aspérité mais sans élan, sans doute pour ne pas décourager un public non littéraire. L'histoire est bien construite et je n’ai pas relevé de fautes d’orthographe. Allez, je vous livre un peu d’une scène de sexe assez réussie à mon humble avis, parce qu’elle parvient à surprendre le lecteur, mais il faut dire que j’ai un petit faible pour la frustration :


Dans l’ascenseur, il se tint très proche d’elle. Elle sentait son parfum ambré.
-    Je vous trouve très jolie, vous savez.
-    Vous n’êtes pas mal non plus, s’entendit-elle répondre.
Quand les portes s’ouvrirent, elle était dans ses bras, il lui embrassait le cou, et elle fermait les yeux.
Sarah sortit les clés de sa chambre. Aussitôt, il les lui prit des mains, les enfila dans la serrure et poussa la jeune femme à l’intérieur.
Ils s’embrassèrent fougueusement, collés contre la porte. Il la maintenait prisonnière de ses bras. Elle ne pouvait pas lutter contre cet homme si robuste. D’ailleurs, en avait-elle envie ?
Il lui enleva sa veste, fit descendre la fermeture de sa robe. Ses lèvres parcouraient son corps. Il la porta et la déposa sur le grand lit. Ils se défiaient du regard. Il reprit possession de ses lèvres, sa langue tournoyant dans sa bouche. D’une main experte, il dégrafa le soutien-gorge, le jeta à terre, libérant les seins de Sarah qu’il se mit à pétrir. Il mordilla ses mamelons jusqu’à lui arracher un petit cri de douleur. Ils étaient à présent très durs, il les téta. Cette sensation était nouvelle pour elle, et elle l’appréciait. Le désir montait en elle, elle se sentait toute mouillée. Elle se mit à lui déboutonner sa chemise, mais il prit sa main fermement, l’empêchant de continuer. Il se redressa, la regarda, et dit :
-    Il suffit pour ce soir, belle demoiselle ! Il faut dormir, maintenant.

En conclusion, je ne vous inviterai pas à lire cela toute affaire cessante, mais si vous avez des goûts sexuels très classiques et pas d’autre attente qu’un petit moment agréable à passer, pourquoi pas !

Amis auteurs, vous pouvez enrichir le catalogue de Poncho-édition en répondant à leur AT et concours d’écriture. Au programme, l’antiquité et l’Angleterre. Enjoy !

19:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5)

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