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11 mars 2007
Des mots valises
Amandine était une Silphydèle abandonnée par un sentimenteur. En pleine crevaisonge elle alla jusqu'à clavarder avec l'abominable Vagant - cas avéré d'incartadiction - qui lui fit gémiroiter un apéritif gourgandinatoire aux chandelles. Chiche ! dit la jeune antisceptique, et elle décrocha ses porte-jarretelles. Mais n'est pas libidineuve qui veut ! À peine était-elle arrivée sur les lieux du crime, que ce fût la stupréfaction: Amandine était tombée aux mains d'un aristocrabe au beau milieu de cascadeptes festondus. Après moults turlupitudes, Amandine jura, mais un peu tard, qu'on ne la prendrait plus.
Vous n'avez rien compris ? Rassurez-vous ami lecteur, il ne vous manque que l'incontournable dictionnaire des mots valises de Pénélope Timiste. A user et abuser sans modération...
07:45 Publié dans Fictions | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Blogs, Fabulettes, Littérature
10 mars 2007
Alter Ego (10)
- J'ai envie de quelque chose, me dit-elle.
- Tout ce que tu veux.
- Ça !
Elle m'a tourné le dos, elle a basculé en arrière, et elle a posé sa nuque sur mes cuisses. Le dernier baiser est exquis.
J'ai plus de quarante ans, elle en a une petite vingtaine, mais le temps s'est arrêté derrière une pendule. Tout est aboli, les préjugés, les scrupules, les stigmates de l'âge qu'avait dû oublier Camille Claudel, avant qu'elle ne s'en souvienne.
07:55 Publié dans Défis (suite) | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : expériences, alter ego, erotisme
09 mars 2007
Un peu de physique (1)
Soient deux vases, Madeleine et Georges, reliés ensemble par un tuyau conjugal libre et flexible.
Madeleine et Georges ont chacun une certaine contenance mesurée en frustrations. En première approximation, nous supposerons que la contenance de Georges est égale à la contenance de Madeleine, soit X frustrations.
Soit un escabeau permettant d'accéder au plaisir. Au début de l'expérience, Madeleine et Georges sont tous les deux sur la même marche de cet escabeau, au même échelon de l'échelle du plaisir. On remplit alors Madeleine et Georges de quotidien et autres obligations correspondant à Y frustrations.
Question 1: En supposant négligeable la contenance du tuyau conjugal, quel est alors le niveau de frustration de Georges et Madeleine ? Quelle est la limite supérieure de Y avant que Georges ou Madeleine ne déborde ?
On monte simultanément Georges et Madeleine d'un échelon sur l'échelle du plaisir.
Question 2: Le niveau de frustration de Georges et Madeleine a t'il changé ?
On redescend Georges d'un échelon sur l'échelle du plaisir.
Question 3: Le niveau de frustration de Georges et Madeleine reste t'il le même ? Qui, de Madeleine ou de Georges risque de déborder ?
On place maintenant Madeleine et Georges sur le même échelon de l'échelle du plaisir, et on bouche hermétiquement le tuyau conjugal avec du mensonge et de la cachotterie. On monte Georges de trois échelons sur l'échelle du plaisir.
Questions 4: Madeleine risque t'elle de déborder ?
Je ramasse les copies dans une semaine !
08:30 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : frustration, plaisir, libertinage
08 mars 2007
Alter Ego (9)
- Donne moi ton string !
- Tu veux mon string ? Maintenant ?
- Oui ! Donne-le moi s'il te plaît.
- Tu me le rendras ?
- Oui, lorsque nous nous reverrons.
- J'étais sûre que tu me le demanderais.
Elle était assise dans ma voiture qui titubait en plein Paris. Elle a rougi, mais ses mains ont glissé sous sa jupe, et elle a fait glisser la dentelle mauve convoitée. Elle me l'a tendue. Elle était trempée. Tout en traversant le Boulevard St Michel, je l'ai portée à mon nez, pour m'enivrer du parfum entêtant de ses envies inassouvies. Dehors, les Parisiens pressés couraient, sans imaginer la bulle de désirs fiévreux qui circulait parmi eux. J'ai glissé le string dans ma poche, et ma main a repris sa place entre ses cuisses ouvertes, offertes à ma caresse. Je ne sais pas comment nous sommes parvenus sains et saufs dans sa rue. Je me suis garé en double file devant chez elle.
À suivre...
08:40 Publié dans Défis (suite) | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : expériences, alter ego, voiture, erotisme, exhibition
07 mars 2007
Un prénom pour votre blog
Voilà qu'une copine affuble chacun de ses amants d'un pseudonyme plus ou moins flatteur. C'est l'impression que le partenaire laisse lorsque ses bras délaissent, comme un pas sur le sable avant la prochaine vague. Moi - qui ne suis pas en corps là, et qu'on surnommerait encore "Encore-Encore" - je ne donne ni note ni pseudonyme à mes amantes mais un prénom. Oui, un nouveau prénom, non pas comme les esclaves africains rebaptisés par leur maître pour mieux se les approprier en gommant leur véritable identité, mais un nouveau prénom pour garantir l'anonymat de celles qui illustrent les récits de mes nuits débauchées. Car mes prénoms concordent: La Catherine de L'enfer est la même que celle de ma soirée CFNM, et c'est aussi elle qui n'avait pas pu participer à ce fameux défi raconté ici.
Compte tenu de la liste d'ores et déjà fournie de mes partenaires de jeu précédemment cités dans mes diverses aventures (Anthony, Catherine, Céline, Claire, Coralie, Guillaume, Jeanne, Léone, Marianne, Nadine, Paul, Sarah, Sylvie, Yann), la question du choix d'un prénom est devenue cruciale: Comment trouver un prénom assez différent du prénom d'origine, mais suffisamment ressemblant pour ne pas me perdre, ni vous perdre ami lecteur. Faut-il en trouver un qui commence par la même lettre, qui rime, ou qui compte le même nombre de syllabe que le prénom véritable ?
Heureusement, auFeminin est là ! Non seulement ce site m'aura fourni la grande majorité de mes amantes, mais il me propose aussi un merveilleux outil pour leur trouver un nouveau pseudonyme ! Oubliez les M***, S*** et autres L*** qui perdent le lecteur de Comme Une Image. Grâce à auFeminin, camarade collectionneur, vous pourrez désormais citer tous vos partenaires sans risquer l'homonymie !
07:55 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : Blogs, pseudonymes, prénoms
06 mars 2007
Alter Ego (8)
En sortant du musée, l'air frais n'a pas remis nos idées en place.
Sur le pont Solferino, mes baisers se sont perdus dans ses cheveux.
Au jardin des tuileries, mes doigts se sont égarés sur son sein pointu.
Au café du sud-ouest, ma main fiévreuse a divagué sous la table jusqu'à son entre cuisse, jusqu'à repousser les limites de sa pudeur et sa dentelle humide.
À suivre...
08:30 Publié dans Défis (suite) | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : expériences, alter ego, erotisme, littérature
05 mars 2007
De l'ondinisme
Lorsque j'ai lu son annonce sur le forum Aventures d'auFeminin, je n'aurais jamais cru rencontrer Céline. Elle cherchait deux inconnus pour une première expérience de trio, en insistant sur le côté strictement sexuel de sa quête, à l'exclusion de tous sentiments. J'y ai répondu par une boutade sous le pseudonyme de lucky-luke: "desperados du sexe prêt à toutes les chevauchées sauvages, dégainera son six coups plus vite que son ombre, mais ne le déchargera pas sans avoir bien ajusté sa cible". Je ne m'attendais qu'au petit délire habituel entre habitués des plaisanteries en rase-mottes. Au lieu de cela, la belle a répondu avec un ton aussi badin que déterminé. Après quelques échanges, j'ai compris qu'elle était sérieuse, sans pour autant manquer d'humour, et j'ai contacté Yann avec lequel je n'avais eu que quelques échanges virtuels.
Jeune trentenaire, journaliste, récemment divorcé, il était en pleine tourmente sexuelle et existentielle. Adepte de tantrisme et de rencontres éphémères, il semblait jouir auprès des femmes d'un certain succès et j'avais flairé en lui le partenaire de débauche idéal. Je l'ai immédiatement branché sur l'annonce de Céline. Il a aussitôt mis en branle tout son arsenal de séduction. Le lendemain, l'animal avait les photos de la belle en lingerie fine, ainsi que son numéro de portable. Pour éviter toute fausse note, Yann et moi avions convenu d'une rencontre préalable. Dès que je le vis arriver dans le café où nous nous étions donnés rendez-vous, je sus que c'était lui. Casque à la main, pantalon de cuir et gueule d'amour, il m'avoua aussitôt que notre rencontre le soulageait puisqu'il craignait de tomber sur le gros vicelard rompu à toutes les dépravations. Il s'avéra qu'avec un seul trio féminin à son actif, ce bourreau des cœurs avait alors bien plus d'expérience que moi ! Réciproquement rassurés sur notre hétérosexualité commune, nous organisâmes un rendez-vous avec la belle dès la semaine suivante, dans un café parisien. Si le feeling était toujours au rendez-vous, nous passerions toute la journée ensemble dans un charmant hôtel voisin. Au programme: sexe, champagne et petits fours.
Le jour J, Yann avait un bouquet de roses à la main. Il embrassa Céline langoureusement. Le séducteur patenté avait visiblement poussé son art bien plus loin que je ne l'avais imaginé. C'est ainsi que je connus Céline, une charmante mère de famille en pleine crise de la trentaine. Elle était encore mariée à cette époque, au sein d'un couple qui battait de l'aile sous l'alibi de la liberté. Elle qui avait proclamé le désir d'une sexualité sans sentiments amoureux - et pour cause -, elle semblait ravie de l'effusion de tendresse que lui prodiguait Yann. Moi, je ne lui fis que les 4 bises parisiennes d'usage entre bons amis. Le ton était donné: je serai le troisième. Yann et moi étions au goût de Céline, elle se sentait bien avec nous. Le mari de Céline appela son épouse pour s'assurer que tout se passait bien. Elle le rassura brièvement. L'intrusion du mari me donna envie de tout arrêter, par pitié pour lui. Enfin, ce fut un sentiment fugitif: Céline m'excitait déjà. Nous ne nous éternisâmes pas dans le café.
Dès que nous arrivâmes dans la chambre, Céline embrassa à nouveau Yann. Je me mis derrière elle pour la caresser, elle m'embrassa à mon tour sans perdre le contact avec Yann, et nous nous déshabillâmes mutuellement. Petite rousse aux cheveux courts et au corps agréable, Céline se révéla être d'une sensualité affolante. De caresses en tête à queue, elle ne tarda pas à se retrouver à quatre pattes sur le lit, Yann derrière, moi devant. Il lui introduisit doucement son imposante membrure dans la chatte pendant qu'elle engouffrait mon phallus avec gourmandise. Yann la besognait lentement, tout en maîtrise et techniques respiratoires, et Céline me répercutait les coups de reins qu'elle recevait avec un plaisir communicatif. Je dois avouer que ce fut probablement une des meilleures fellations qu'on ne m'ait jamais faites. Sa technique était si affûtée, sa gorge si profonde, que je me tortillais en tous sens en gémissant, tant et si bien que je ne tardai pas à lâcher ma semence dans sa bouche avec un râle extatique. "C'est si bon que ça ?", me demanda Yann en me lançant une poignée de main virile. "T'imagines pas!", répondis-je en tapant dans sa main comme deux complices du neuf-trois pendant que Céline pompait mes dernières gouttes de jus, visiblement ravie de nos commentaires élogieux. Un peu plus tard, il ressentit à son tour la raison de mon émoi. Je garde de ce moment de fraternité masculine autour de la femme aimée un souvenir impérissable.
Pour une femme gourmande et sensuelle, le trio masculin offre toujours au moins un phallus fonctionnel, ce qui lui permet de surfer entre des plaisirs variés. Lorsque les deux hommes sont vaillants, on peut alors aborder le grand classique auquel elle rêvait de goutter. J'étais allongé sur le dos lorsqu'elle se mit à califourchon sur mon ventre pour s'empaler sur ma verge dressée. Loin du galop frénétique, nous entamâmes un petit trot qui la faisait frétiller du cul, appel insistant aux ardeurs attendues. Imaginatif, Yann la dilata au vibro. Ce fut pour moi une nouvelle expérience inoubliable: Ressentir les vibrations du gode sur mon sexe au travers de la chair féminine dilatée, mariait les sensations de la pénétration et celles jusqu'alors inconnues de la vibration, sans parler de la troublante excitation cérébrale de savoir Céline prise de toute part, ni de celle non moins troublante d'être indirectement branlé par un homme... Paradoxalement, lorsque Yann la sodomisa, le plaisir fût pour moi moins vif. A part le fait d'être complètement écrasé, je ne le sentit pas directement s'introduire en elle, mais je sus aux râles de Céline qu'il la prenait par derrière, jusqu'à l'orgasme déchirant qui ne tarda pas à la submerger.
Je ne me souviens plus de tous nos assauts, de toutes nos jouissances, mais je garde le souvenir, malgré le but avoué et atteint d'une sexualité débridée, du béguin naissant de Céline pour Yann. Lovée dans les bras de Yann, lui et moi caressions de concert le dos de Céline, de la nuque à la croupe.
- Ferme les yeux! lui dis-je, et dis-nous si tu reconnais nos mains ?
- C'est évident, répondit-elle. Il y en a un qui me caresse avec amour !
Yann m'adressa un rictus craintif, aussi expressif que s'il m'avait dit à haute voix "Aie! Aie! Aie! Où est-ce que je me suis embarqué". Peut-être le fit-il dans le seul but d'atténuer la violence de la remarque de Céline à mon égard. C'est pourtant moi qu'elle choisit de chevaucher une dernière fois. C'était la fin de l'après midi, le soleil se couchait, Yann se douchait, Céline me touchait, je ne sais pas trop comment cette diablesse était parvenue à me faire bander une fois de plus, mais après avoir joui trois ou quatre fois, je savais qu'il me faudrait un intense plaisir pour éjaculer mes dernières gouttes de sperme; Un plaisir qui confine à la douleur. Elle me chevaucha encore une fois, mais une chevauchée sauvage, un triple galop, moi sur le dos, elle sur les pieds, accroupie, son équilibre maintenu par ma queue dans sa chatte. Je jetai toute mon énergie dans cette ultime cavalcade. Je lui assenais de véritables coups de boutoir qu'elle accueillait avec entrain, sans rien dire, en me fixant d'un regard halluciné. Soudain, elle m'inonda le ventre d'un liquide chaud et abondant en souriant béatement. De quoi remplir un verre et rendre le lit définitivement hors d'usage. Le plaisir avait été tel qu'elle avait du perdre le contrôle de ses sphincters, pensai-je alors, assez fier d'avoir été l'auteur d'une jouissance aussi dévastatrice, et plutôt amusé par cette séance d'ondinisme impromptue, qui m'inspirait d'autant moins de dégoût que je ne sentais aucune odeur d'urine. C'est en racontant cette anecdote quelques années plus tard qu'on m'expliqua que j'avais vraisemblablement déclenché l'éjaculation d'une femme fontaine.
Je ne suis pourtant pas convaincu par cette explication à la lumière de la seule véritable éjaculation féminine dont j'ai été l'artisan qui se révéla être un liquide blanchâtre plus proche du sperme que de l'urine. J'ai revu Céline quelques années plus tard, à l'occasion d'un dîner mémorable. Nous avons brièvement évoqué cette expérience, et je lui ai posé la question. Elle-même fût incapable de me répondre: Cette expérience fut pour elle unique, et demeure totalement incompréhensible. De là à parler d'hermétisme...
08:35 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : Ondinisme, Expériences, Erotisme, yann, céline, sodomie, fellation






