Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 05 févr. - dim. 11 févr. | Page d'accueil | lun. 19 févr. - dim. 25 févr. »

18 février 2007

Chez Pandore (2)

Cette vieille fille frustrée avait ses entrées chez le PDG qui ne l'était pas moins, et ces deux corbeaux passaient une bonne partie de leur temps à faire la chasse aux calendriers playboy qui fleurissaient dans les vestiaires des ouvriers plutôt que de redresser les comptes calamiteux de l'entreprise. Si elle m'avait reconnu, j'étais foutu, le PDG puritain me sabrerait sans état d'âme, invoquant un quelconque écart de conduite. J'adorais les femmes, c'était mal vu, et il ne me restait plus qu'à prier tous les seins de la terre pour que cette vieille pie ne m'ait pas vu. Je rentrai chez moi la bouche pleine d'excuses, et allai me glisser au lit prétextant une migraine. Je dormis mal. Le lendemain matin, il ne me restait de la soirée que l'image de la vulve d'Eva à demi masquée par sa petite culotte, et je me rendis au bureau d'humeur guillerette, fin prêt à reprendre l'exploration exhaustive des sites pornographiques francophones. Quelques regards en coins me restituèrent l'intégralité de mes souvenirs. A mon poste de travail, une lettre avait remplacé mon clavier. L'entretien qui suivit fût pénible. Faute lourde. L'historique des accès internet m'accusait. Je plaidais les circonstances attenuantes. En vain. Demain serait mon dernier jour. Je passai ma journée à taper mon CV. Le soir arriva plus vite que prévu. J'allais devoir rentrer chez moi et expliquer à ma femme ma nouvelle situation de chômeur sans l'ombre d'un droit. Ce serait délicat, et je retardai l'épreuve au maximum. Sans même m'en rendre compte, mes pas me portèrent à l'entrée de "chez Pandore". Le souvenir d'Eva surgit alors comme un bouton de fièvre, et je pénétrai à nouveau dans la boite de strip-tease.
 
Je fus accueilli par une slave d'applaudissement. Il y avait beaucoup plus de monde que la veille et, bizarrement, j'arrivais juste à la fin du show d'Eva, comme si ma vie en dehors de cette boite n'avait été qu'une parenthèse. Si je n'étais pas fâché d'avoir échappé au spectacle des parties génitales du transsexuel, j'étais découragé de ne pas avoir la chance de la revoir, elle. La serveuse me trouva une table dans un coin de la salle, à côté des toilettes. Je m'écroulai dans le siège, vaincu d'avance. Oui, une petite coupe, au point où j'en étais. Et un whisky aussi. Un frisson me parcouru l'échine lorsqu'une femme en tailleur-petite culotte passa à côté de ma table. Eva s'arrêta à une table voisine, obtempérant à l'invitation d'un bel idalgo. De là où j'étais, je ne  pouvais entendre leur conversation. Je ne voyais que son profil, à elle, tout en ombres, et qui masquait une partie de la scène où une chinoise se trémoussait. Il avait l'air exubérant. De loin, on avait l'impression qu'il faisait une chanson de geste. Elle parlait peu, le regardait, en souriant. D'un coup, ils se levèrent et se dirigèrent vers le fond de la salle. Il s'assit sur un étrange fauteuil rond, dos au mur. Elle resta debout, tout près de lui, presque sur ses genoux. Et le fauteuil bascula d'un seul coup, faisant un demi-tour rapide pour ne présenter à la salle que son dossier en demi-cercle, presque aussi haut qu'un homme, formant ainsi une alcôve impénétrable. D'Eva, je ne voyais plus que le sommet des cheveux, qui montait et qui descendait.
 
J'étais hypnotisé par ce va et vient, par ces apparitions capillaires plus ou moins régulières, ignorant complètement les shows qui se succédaient sur scène. Parfois elle disparaissait complètement, avant de refaire surface quelques secondes plus tard. J'avais l'impression d'entendre leurs rires étouffés. Cela dura 5 bonnes minutes qui me semblèrent des heures. Enfin, sans préambule, le siège effectua un nouveau demi-tour, et tout était comme avant. Sauf que le type était rouge écarlate. Il retourna à sa place, suivit d'Eva qui le salua et rejoint le ballet erratique des filles entre les tables. J'attendis patiemment de croiser son regard pour esquisser un geste en sa direction. Elle approcha en souriant. 
 
- Bonsoir dis-je.
 
Ma propre voix me surprit. Je parvenais à peine à articuler.
 
- Bonsoir, repondit-elle, vous voulez un peu de compagnie ?
- Oui
- Moi c'est Eva
- Enchanté. Christophe.
- Vous m'offrez un verre ?
- Heu, Oui, bien sûr... qu'est ce que vous prenez ?
- Une petite coupe
- Et un autre whisky pour moi, mademoiselle...
 
Eva avait une voix chaude et grave. Je vous restitue le dialogue comme ça, en gros, mais il était entrecoupé de silences terribles. J'étais à la fois excité et mal à l'aise. Son regard impénétrable me tenait en respect, la queue en l'air et les mains bien à plat sur la table. Je crevais d'envie de lui demander ce qui se passait derrière les fauteuils ronds, et je ne parvenais qu'à aligner des platitudes. Pour circonstances atténuantes, le galbe de ses seins qui apparaissait entre les pans de son tailleur me déconcentrait considérablement.
 
- Tu veux que je te fasse un show privé ?
 
Je ne fus pas mécontent qu'elle aborde la question cruciale par sa réponse. C'était donc un show privé. Mais je n'en savais guère plus, et les questions qui me brûlaient les lèvres ne passaient pourtant pas leur barrière.
 
- Heu, pourquoi pas
- 40 Euros.
- Ah ?
- On y va ?
- Oui.
 
Ce fût aussi simple que cela. Je la suivis vers le fond de la salle, avec le sentiment étrange que l'histoire était en train de basculer, non pas l'Histoire avec un grand H, juste la mienne, la minuscule. Je m'assis dans le fameux fauteuil, le cœur battant, et elle s'approcha de moi, tout près, si près que ses jambes frôlaient les miennes, si près qu'en fermant les yeux j'aurais sûrement pu sentir le parfum de sa peau. Le monde chavira d'un seul coup.

A suivre...

17 février 2007

Chez Pandore (1)

Il faisait chaud à en suer du vice. D'ailleurs, je le sentais couler entre mes omoplates, glisser dans mon dos comme une sueur froide, mouiller mes fesses et gonfler ma queue. J'étais assis face à l'écran, l'œil hagard et la main moite, tripotant fébrilement du majeur la molette de ma souris comme s'il s'agissait d'un clitoris, faisant défiler des chairs multicolores avec pour seule constante le pourpre des vulves écartelées. Oui, je sais, ces photos ne risquaient pas d'améliorer la situation, mais je n'y pouvais rien, c'était plus fort que moi. La moiteur du soir m'accueillit sur le trottoir en sortant du bureau. J'avalais péniblement ma salive. Je reconnaissais cette sensation d'excitation, lorsqu'elle est encore coincée dans la gorge, avant de descendre dans le bas du ventre en passant par le cœur, le faisant battre un peu plus fort au passage. Elle me donnait soif, envie de boire une bière ou n'importe quoi susceptible de me fournir une mauvaise raison pour franchir rapidement l'entrée de "Chez Pandore", et y assouvir ma curiosité entre autres bas instincts.
 
"Chez Pandore" était, selon ses mœurs, le haut lieu départemental du vice et du stupre, ou ses bas-fonds. Les bourgeois rivalisaient d'indignation à propos de cet établissement, et susurraient à qui voulait l'entendre que bien des notables y avaient leurs entrées lors de soirées infernales, auxquelles ils omettaient de mentionner leur présence. Une bonne partie de la gent masculine locale y avait donc été vue, et c'était là le meilleur rempart contre les calomnies. J'évitais cependant de tergiverser aux portes de cet enfer pour ne pas être remarqué par les vipères du coin qui s'empresseraient d'amplifier mon forfait jusqu'aux oreilles de ma femme. Sitôt la frontière de velours rouge franchie, je fus accueilli par l'odeur caractéristique des lieux pour mâles en perdition, une odeur musquée comme un parfum de femme cueilli au creu des reins, fragrance un rien épicée, dont il devait exister des bombes aérosols à base d'essence de bordel comme il existe des bombes de neuf pour mieux vendre les voitures d'occasion. J'en étais à ces réflexions lorsque je réalisai que mes pas m'avaient mené jusqu'au bar, au cœur de l'antre des femmes légères, pour la première fois.
 
Il n'y avait pas grand monde, trois ou quatre clients au regard blasé et une entraîneuse noire juchée sur un haut tabouret, sa robe longue ouverte sur un gros manque de vertu. Probablement trop tôt dans la soirée. Une jeune femme vêtue de court m'indiqua une place au bord de la scène vide, obscure comme un puits sans fond, avant de me tendre une carte aux prix hallucinants. Je compris rapidement les règles du jeu, et j'optai pour une bière plutôt que la petite coupe de mauvais champagne qui m'était proposée, résistant héroïquement à la serveuse et sa moue équivoque desservie par un regard dédaigneux. Le jeu consisterait à boire le plus lentement possible, afin de ne pas avoir à commander une autre boisson. Je trépignais d'impatience de me rincer l'œil et la gorge. La guerre d'usure avait commencé. Une voix off masculine et empressée ouvrit les hostilités en annonçant le prochain spectacle.
 
Eva apparu dans un halo de lumière rouge projetée sur le nuage d'azote qui se répandait complaisamment autour d'elle. Elle ne portait pas une tenue de scène classique, une de ces robes moulantes en lycra dont les bretelles glissantes auraient rapidement libéré des seins meurtriers comme des obus, ni même une de ses tenues exotiques d'infirmière ou de bonne sœur, blasphème aux soins des âmes aux corps perdus. Non, elle portait un tailleur. Un tailleur strict, gris anthracite, une tenue au classicisme exubérant, une tenue de commerciale innocente, totalement déplacée et d'autant plus excitante. Elle avait même poussé la provocation jusqu'à porter un pantalon. Si ce n'était sa démarche chaloupée sur un air suave de Sade "I Never Thought I'd See The Day", si ce n'était son regard à la fois trouble et résolu, on aurait pu croire qu'elle se rendait à un conseil d'administration. Sauf qu'on était "chez Pandore".
 
Eva esquissa un sourire servile en ôtant sa veste avant de l'accrocher au dos d'un fauteuil de bureau qui apparaissait sous les spots, et dont elle flatta le cuir noir de la paume de la main.

- Vous êtes en retard Eva !

La voix qui résonna dans la salle me fit tressaillir. Une voix féminine, jeune, teintée de ce léger et délicieux accent méridional qui n'entamait pourtant en rien son ton autoritaire et cinglant. La voix renchérit à nouveau
 
- Je ne veux pas entendre vos sempiternelles excuses ! Et quelle est cette tenue ? Vous vous imaginez déjà à ma place, dirigeant cette entreprise en costume Yves St Laurent ?
 
Eva se tenait comme une petite fille, tête baissée, les mains croisées devant elle, le rouge aux joues.
 
- Vous n'êtes que ma secrétaire, ne l'oubliez pas. Et à ma merci ! Déshabillez-vous mon petit...
 
L'ordre avait été donné, sans appel, sur une octave imperceptiblement plus basse, d'une voix légèrement voilée où transparaissait un noir désir, laissant déjà imaginer les turpitudes auxquelles Eva serait soumise. Eva leva un visage larmoyant, j'eus l'impression qu'elle m'implorait du regard comme si cet ordre était le mien, elle fit non de la tête, négation aussi effrayée qu'inutile car déjà capitulaient les premiers boutons de son chemisier blanc sous ses doigts tremblants.
 
- Allons mon petit, détendez-vous, je ne vais pas vous manger, mais ne me décevez pas !
 
Le chemisier s'ouvrit sur une lingerie de dentelle blanche qui moulait de petits seins hauts placés.  Son ongle carmin effleura la lisière de dentelle, repoussant lentement ses limites dévoilant une chair pâle, frissonnante, jusqu'à libérer un téton rose et pointu. De loin, j'eus même l'impression qu'une larme venait de couler sur ce sein émouvant. D'un seul coup, Eva rabattit les pans de sa chemise sur sa poitrine et baissa à nouveau son visage cramoisi de honte.
 
- Maintenant, enlève le bas !
 
Retenant de la main gauche les pans son chemisier fermé sur ses seins, la droite glissa mollement le long de sa cuisse, ses doigts hésitèrent un instant, ouvrirent sa ceinture, firent lentement glisser la fermeture de son pantalon, et avec une infinie langueur, elle le repoussa vers le bas jusqu'à ce qu'il tombe à ses chevilles. Elle n'eut qu'un pas à faire pour laisser les oripeaux de sa pudeur sur le sol, alors que la musique qui s'emballait semblait monter comme un frisson le long de ses cuisses fuselées, achevant de transfigurer l'employée soumise en strip-teaseuse lubrique. La voix off semblait celle d'une fille au bord de l'orgasme.
 
"Caresse-toi !" Les pans de son chemiser s'ouvrirent à nouveau sur son ventre, et ses mains qui glissaient sur sa peau, vers ses seins. Eva dégrafa son soutient gorge par-devant, remplaçant les bonnets par la paume de ses mains caressantes, et puis violentes lorsqu'elle tritura ses tétons entre ses doigts, rejetant sa tête en arrière, avant de me jeter au visage un regard fauve. Je sifflai ma bière d'un seul coup. "Montre-moi ton cul !" Elle se retourna, s'accroupit, releva sa chemise comme si elle allait uriner, avant de la jeter au travers de la salle. Sa petite culotte saillait entre ses fesses rondes, deux globes entre lesquels la dentelle n'en finissait pas de glisser. "Branle-toi !" Elle se dirigea vers le siège à quatre pattes comme une chatte en chaleur, s'y agenouilla face au dossier, cuisses écartées, cambrée au maximum, se penchant toujours plus en avant jusqu'à ce que le siège bascule, sa petite culotte tendue à éclater sous la pression de sa vulve gonflée. Sa main glissa entre ses suisses et elle frôla son entre-jambes d'un doigt taquin, qui jouait à repousser l'élastique, toujours un peu plus loin, faisant saillir ses lèvres gonflées. Je déglutissais la petite coupe de champagne sans même m'en rendre compte.
 
Soudain, un spot éclaira une autre partie de la scène. Derrière un bureau cossu, une blonde platinée fumait un cigarillos, une main enfouie sous sa robe rouge sang qui farfouillait entre ses cuisses. Grande, son visage émacié et sévère était outrageusement maquillé. Une bretelle de sa robe avait glissé, libérant un sein lourd et ferme. La blonde se leva, se dirigea vers Eva qui gardait la pose, et approcha de son visage abandonné sur le cuir du fauteuil. Il écarta les pans de sa robe. "Suce-moi !" Entre ses cuisses pendait une queue de vingt bons centimètres. Je faillis m'étrangler avec le cognac. La lumière s'éteignit sur cette vision infernale qui eut le mérite de me faire débander, me permettant ainsi de me lever en titubant. La note acheva de me remettre les idées en place et je me dirigeai promptement vers la sortie.
 
Je franchis les rideaux rouges comme une balle perdue et percutais une passante qui s'écroula sur le trottoir. Je la regardai se lever, tétanisé avant de tourner les talons et prendre la fuite comme si le diable était à mes trousses. Ce n'était pas complètement faux. Je venais de bousculer Madame Michaud, mon chef comptable, une vraie diablesse.

A suivre...

16 février 2007

Première soirée à l'Overside

Avril 2002. Nous arrivâmes à 23h30 dans un club déjà bondé. Mon accompagnatrice et moi nous faufilâmes entre les couples scellés par un slow sur la piste de danse, à la recherche de deux places confortables pour ne trouver que deux poufs au fond du podium. La faune locale était essentiellement composée de couples trentenaires BCBG, mais "particulièrement ouverts" comme se plaisait à répéter Nathalie devant le spectacle des bas résilles et des mains baladeuses. Quant à moi, c'était plutôt le fait de voir quelques couples de noirs qui me faisait opiner du chef, et pas que du chef d'ailleurs.

Nathalie était mon accompagnatrice, celle qui m'avait fait l'immense honneur d'accepter mon invitation en ce lieu de perdition. Je ne sais pas quel autre mot choisir. Amie est un peu exagéré vu que je ne la connaissais de visu que depuis quelques heures, même si nous entretenions une correspondance décousue depuis plusieurs mois. Et puis, amie avec un 'e', cela insinue une certaine intimité dans la bouche ou sous la plume d'un homme, un peu comme partenaire, alors que Nathalie n'était venue que pour voir, tout comme moi officiellement.

A propos d'ouverture, nous fîmes rapidement connaissance avec nos voisins de table, un couple disparate composé de Sandrine, une jolie grue aux cheveux courts, et d'un frisé dont la maturité n'était que physique. Nathalie exprima un vif intérêt pour le piercing que Sandrine affichait au nombril, et la jeune femme ravie écarta aussitôt les cuisses et son string pour dévoiler fièrement celui qu'elle arborait au clitoris. Le ton était donné. Je ne pus m'empêcher de songer à un distrayant concours de blessures de guerre lorsque Sandrine, Nathalie et son mari exhibèrent leurs tatouages, un papillon sur l'épaule pour l'un, un dragon à la cheville ou un petit serpent sur l'épaule pour l'autre. Dieu merci, le vieux frisé nous épargna son anneau au prépuce. A l'autre bout de la piste un transsexuel opéré exhibait ses petits seins siliconés. Nous étions à l'Overside, club libertin parisien.

medium_overside.jpgLa musique battait son plein et nous nous dandinions sur le podium sous l'emprise de la voix d'Aretha Franklin qui chantait "Freedom" transformé en gospel hédoniste. Nathalie qui n'était venue que pour voir, mais qui avait perdu quelques pudeurs, enlaçait Sandrine avec un plaisir affiché. Un couple de gogos danseurs fit son apparition avec des masques de scream, halloween oblige. Les masques et les capes tombèrent pour dévoiler une strip-teaseuse petit format et un chippendale body-buildé. Nathalie avait envie de tâter de la bête, je suggérai à Sandrine de l'aider un peu à surmonter les vestiges de sa timidité, et leurs mains s'égarèrent de concert sur le fessier convoité. Peut être est-ce cela qui poussa le musculeux viking, vêtu de chaînes et d'un micro string, à sortir de la cage où il jouait de tout ce que la nature lui permettait de gonfler, à s'approcher du couple saphique, et en caresser les rondeurs émouvantes. Aux regards alanguis de la gent féminine, je vis bien que le viking plaisait beaucoup. Avec sa barbe de quelques jours, il incarnait la virilité sauvage, le mâle brut de fonderie sur lequel les femmes fantasment, celui qui les change des dandys publicitairement corrects, rasés de près et bronzés aux UV, ou encore des cadres sous lexomil qu'elles se résignent à épouser. Peut être que la mode va revenir aux poils ? Derrière Nathalie, je n'en étais pas à ses réflexions sur le consumérisme sexuel mais je profitais honteusement de ce cafouillis de caresses pour y glisser les miennes, lorsque soudain un corps se plaqua sur mon dos pour s'en prendre aux boutons de ma chemise.

Ne pouvant voir l'auteur de cette délicieuse agression, et ne voulant me retourner par peur d'en rompre le charme, j'avoue qu'en cet instant je me mis à scruter la salle à la recherche du transsexuel de peur qu'il soit derrière moi. Mais déjà ma chemise était ouverte sur mon torse nu, je remerciais le ciel ou plutôt les enfers de ne pas avoir mis un marcel, et la petite gogo-danseuse en bikini intervertit les positions, plantant sa cambrure sur la bosse outrageuse de mon pantalon. Elle plaqua mes mains sur ses cuisses et ses reins aux miens, leur imprima un air de samba ensorcelant, et je la suivis comme un bateau ivre épouse la mer déchaînée, le mat dressé et toutes voiles abattues. Mes mains se mirent à glisser sur sa peau, ses cuisses, son ventre, sa nuque et ses seins lorsqu'elle eut dégrafé son soutien-gorge et que j'en eus fait glisser les bretelles sur ses épaules. Malgré mon esprit chauffé à blanc, j'avais immédiatement senti les limites du jeu, de cette exhibition qui n'avait d'autres buts que d'échauffer les esprits des clients. Je ne caressai pas ce corps ô combien désirable comme je l'aurais fait pour donner du plaisir à une vraie partenaire sexuelle, mais pour le mettre en valeur tel un acteur de série Z érotique façon M6. J'étais le gogo qui prenait son rôle de faire valoir à bras le corps, et je lui en donnais pour son argent puisqu'en fin de compte c'est elle qui serait payée. En attendant, je mimais une bonne levrette et ça me plaisait, car comme disait Hegel, le vrai est un moment du faux.

C'est ainsi que je me donnai de longues minutes en spectacle sur le podium d'un club échangiste, y trouvant un plaisir plus cérébral que charnel, sans craindre les remarques assassines de mon accompagnatrice qui suffoquait prise en sandwich entre les pectoraux du viking et du gogo danseur. Je ne vous raconterai pas la suite, les fameux salons câlins à la faune aussi dense que sur la piste de danse bien qu'encore moins habillée, leurs soupirs extatiques au lieu des rythmes synthétiques, les lumières rouges qui conféraient aux lieux un air de lupanar, éclairant faiblement les couples entrelacés qui s'accouplaient à la vue des autres, échangeant davantage les regards que les caresses...

Je ne vous raconterai pas la suite parce que je n'y ai pas participé. Cette première soirée en club libertin fut néanmoins une des meilleures que je n'ai jamais vécue, la pire ayant été paradoxalement la plus chaude.
Sexe débridé n'est pas forcément synonyme de bonheur accompli.

15 février 2007

Du libertinage à Londres

Figurez-vous que j'ai l'insigne honneur d'être le 491ème membre du fameux club échangiste londonien "OurPlace4Fun". Après avoir lu des commentaires plus élogieux les uns que les autres sur le web, après envoyé ma photo et avoir été sélectionné, après avoir téléphoné pour obtenir le mot de passe qui me permettrait d'entrer au "sein des seins", je me suis rendu à ce club il y a quelques mois, tout seul comme un grand, en soirée mixte. Par curiosité d'une part, mais aussi pour me soigner d'un petit coup de blues. Mauvaise idée la soirée mixte et sa surpopulation masculine me direz-vous. Certes, mais j'avais reçu la confirmation que le club ne recevait pas plus de 2.5 hommes seuls par couple. 2 adultes et un nabot en somme.

Je suis arrivé à 21h pétante au fond d'une ruelle sordide au nord de Londres, un "mew" qui n'avait en commun que le nom avec les "mews" classieux de South-Kensington. La charmante gérante que j'avais eue au téléphone m'avait conseillé d'arriver tôt pour ne pas louper la "naughty lady" qui ne manquerait pas de venir ce soir là, et je ne fus pas mécontent d'être arrivé avant la tombée de la nuit. Après quelques allées et venues au fond de la ruelle, un homme avec une tête de gérant de sex shop m'ouvre la porte d'un bâtiment indéfinissable. C'est nous que vous cherchez, me demande-t-il ? Oui, je crois, lui dis-je en guise de mot de passe. Et il me fait entrer dans ce qui semble être un petit night club genre Feelings club dans le 6ème, en un peu moins grand et un peu moins chic. Evidemment, je suis le premier client.

medium_ourplace.jpgJe m'assoie au bar face à la charmante gérante, quinquagénaire siliconée comme je peux aisément m'en rendre compte vu le peu de dentelle qu'elle porte sur elle, et elle me sert un nescafé avant de me faire visiter l'établissement, c'est à dire les 5 ou 6 coins câlins plutôt bien agencés avec tout de même une particularité: Les zones à haut risque, c'est à dire les matelas, sont entourées d'une ligne blanche peinte sur le sol !
C'est la limite pour les hommes seuls, m'explique-t-elle, ils ne peuvent pas franchir les lignes blanches sans être explicitement invités par les couples qui s'ébattent. Vous comprenez nous avons notre réputation à tenir, ajoute-t-elle, nous sommes le club le plus sympathique de la capitale, reconnu pour le bon comportement de ses membres, et nos règles assurent de maintenir une ambiance respectueuse! Enfin, c'est énoncé avec tant de gentillesse que ça passe, et accoudé au bar, je bavarde une bonne heure avec les gérants avant qu'un premier client n'arrive.

C'est un imposant sexagénaire habitué des lieux qui est venu avec sa propre bouteille de jus de fruit. Je ne savais pas que le "bring your own bottle" s'étendait aux boissons non alcoolisées, mais à 1 GBP le verre de coca servi dans un gobelet en plastique, je me dis que ce n'était visiblement pas une mauvaise idée. Ensuite vient un nabot aux cheveux blancs, la demi-portion, il ne manque donc plus que le couple, et bingo, le voici qui arrive sous la forme d'un homme mûr, énorme, accompagné d'une quadragénaire en mini jupe. Vient ensuite un autre sémillant sexagénaire suivi d'un nouveau couple, un quinquagénaire en short accompagné d'une femme en robe à laquelle j'ai bien du mal à donner un âge, ce qui illustre bien le fait que la laideur est supérieure à la beauté, parce que la laideur, elle dure. Arrive ensuite une brochette d'hommes seuls du même acabit histoire d'exploser les quotas, avec une mention spéciale pour un vieil anglais de 76 ans, costume de tweed et moustaches en guidon de vélo, qui ne manque pas une occasion de tripoter la gérante pour la plus grande joie des clients hilares. Il pourrait bien être son père mais qui s'en offusque, ce n'est pas la différence des ages qui choque mais leur disproportion.

Alors que je venais de me lancer dans une improbable conversation à propos d'Ovide avec la gérante, là voilà qui me demande de la suivre dans les coins câlins, en particulier un petit couloir sans ligne blanche mais avec "glory holes", et elle me montre le second couple s'y est "isolé", entouré de mâles en rut. Ca se tripote, ça se suçouille, ca se pelote, ça gargouille, c'est un enchevêtrement indéfinissable qui n'a vraiment rien, mais rien d'érotique sans pour autant être déplaisant à regarder. J'ai l'impression d'être un entomologiste indiscret devant une fourmilière et sa reine mère au centre de mille et une attentions tactiles, et après quelques minutes de ce spectacle je retourne au bar. "Oh, my tvgirl !" dit la patronne en accueillant une étrange créature, un travelo à perruque blonde d'au moins 1m90, la trentaine d'année, pre-op comme je pourrai le constater un peu plus tard dans la soirée. Le travlo branche le couple qui revenait du couloir de la mort, et les voilà reparti dans une autre pièce suivis d'une nuée d'hommes frétillants qui se remuent déjà la queue. C'est la fête ! J'assisterai aux ébats délirants sans la moindre envie de m'y fourvoyer. Pour terminer, un dernier couple arrive en fin de soirée, dont une jeune noire américaine avec des épaules à faire pâlir Schwartzy, et une invraisemblable paire de seins, naturels comme j'aurai l'occasion de le vérifier.

En conclusion, des scènes dantesques, une palpation mammaire et quelques discussions sympathiques dans une ambiance bon enfant. Si vous voulez du dépaysement libertin, traversez simplement la Manche et suivez le guide ! Orgasme improbable mais rigolade assurée !

14 février 2007

Rêve 911

C'est un rêve.
Toujours le même.
D'abord une brume. Une brume opaque, opalescente, onirique. Il me semble que j'y avance, lentement, bras tendus probablement, mais je ne peux rien distinguer dans cette clarté diffuse, même pas le bout de mes doigts. D'ailleurs je ne sens rien, ni chaud, ni froid, ni aucun obstacle. Je suis le spectateur d'un travelling avant léthargique, jusqu'à ce qu'une forme apparaisse devant moi.
Une forme diffuse, presque une ombre.
J'en distingue à peine les contours, mais cela ressemble à une femme. Une femme de profil, agenouillée. Ou plutôt prosternée, sa longue chevelure jetée en avant sur ses bras tendus. Immobile, comme dans l'attente d'un Dieu jaloux. De sa nuque à ses reins, la ligne rigoureuse de son dos courbé semble tracée au compas, avant de se perdre dans la brume de ce rêve indolent.

Dans mon rêve, toujours le même, depuis des années, depuis mon enfance, ou plutôt mon adolescence, dans mon rêve je m'approche de cette forme féminine, tout en la contournant, les yeux rivés sur elle. Comme si elle était le centre et l'aboutissement d'une longue spirale. Par derrière, je crois discerner le galbe de ses hanches, tendres rondeurs flottantes. Il me semble bien qu'elle est nue, ou peut-être recouverte d'un simple voile, d'une mousse enveloppante, vaporeuse, translucide, qui ne masquerait rien, sinon les angles les plus vifs, et le tendre pli de son aine à la base de sa cuisse repliée. Il me semble que je pourrais la toucher.
Je tends le bras.

Je m'approche encore un peu plus. Les formes se précisent maintenant, symétriques. Ma main en souligne l'harmonie. Mais je ne la touche pas, par peur de la réveiller, ou de me réveiller, enfin, de la perdre. Je la frôle à peine. Pourtant qu'ai-je à craindre ? Dans mon rêve, je sais qu'elle est mienne. Elle m'attend. Je sais qu'elle m'attend. Elle est là, prosternée, immobile, offerte au plus offrant. Et le plus offrant, c'est moi. Elle est comme une pute de luxe et elle m'appartient. Je la possède. Oui, dans mon rêve, je la possède. C'est un rêve intime. Je n'en parle à personne. Sauf à ma femme. Enfin, mon ex femme. Je lui en parlais, mais elle ne voulait rien entendre, elle ne voulait pas comprendre. Peut-être qu'elle ne pouvait pas. Parce que cela lui rappelait ses propres cauchemars. Mon ex ne voulait absolument pas entendre parler de ce rêve. Comme si c'était une rivale.

Dans mon rêve, je la prends, lentement. Pour ne pas la brusquer, et surtout bien savourer ce moment. Pour que mes souvenirs affluent, ceux de la première fois, quand je l'ai ouverte. Pénétration. Une fois lové à l'intérieur, dans sa douce chaleur, je ne bouge plus. C'est étroit mais confortable, moelleux et enveloppant. J'exulte. Il faut que je me calme. Ne pas partir tout de suite. Dans mon rêve, j'inspire un grand coup. Il me semble même percevoir son parfum délicat. L'odeur du luxe. Du fric. Quel abruti a dit que l'argent n'a pas d'odeur. L'odeur de l'argent, c'est la sienne. C'est aussi pour ça que je l'aime. J'attends encore un peu. Je la connais. Dans ses moindres détails. Je sais que lorsque je serai prêt, elle démarrera, au quart de tour. Elle rugira comme un fauve. Mon plaisir sera alors à son comble. Mais il faudra tenir la route. Aller jusqu'au bout. Avec elle. Maintenant. Je tourne la clef de ma Porsche 911.

13 février 2007

Du libertinage militant

medium_swinger-pride.jpgJe clavardais un jour avec une jeune femme qui venait d’expliquer sa nouvelle orientation sexuelle libertine à sa mère, au téléphone. J’ai été pour le moins surpris par une telle attitude puisqu’il ne me viendrait pas à l’idée de parler de mes goûts sexuels à ma famille, car je juge que mon intimité ne regarde que moi.

Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous fait votre coming out libertin ? Etes vous du genre à ne pas oser aller dans un club situé dans une rue où habite un couple d’amis non libertins, par peur de les croiser sur le trottoir à l’entrée du club ? Ou bien n’hésiteriez vous pas à envoyer des flyers à votre belle-mère pour l’inviter à vous acclamer lorsque vous défilerez sur le char « gang-bang » de la prochaine swinger pride ?

Plus sérieusement, que pensez-vous du libertinage militant comme le prônent Monia & Denis, qui exposent leurs photos à leurs risques et périls mais en toute connaissance de cause ? A propos de cause, le libertinage moderne en est-il une qui mérite un combat sous nos lattitudes ?

En cette période électorale, Georges s'est posé la question sur un mode humoristique, mais il se propose de poser sérieusement dix questions à chaque candidat afin de déterminer lequel défendrait le mieux les droits des libertins.
Voici donc les miennes, en vrac:

  • Les articles du code civil relatifs au mariage indiquent: « Les époux se doivent mutuellement fidélité ». Êtes-vous pour ou contre la révision de cet article qui interdit de facto les couples dits "libres".
  • Êtes-vous pour la "repénalisation" de l'adultère ?
  • Pensez-vous que les clubs libertins devraient être ouverts aux mineurs de plus de 15 ans (voire "Comment je suis devenu pédophile")
  • Faut-il baisser la TVA sur les préservatifs ?
  • Êtes-vous pour la prescription de l'usage du vibromasseur et son remboursement par la sécurité sociale en lieu et place des anti-dépresseurs ?

06:35 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : Blogs

12 février 2007

L'enfer - Epilogue

Ami lecteur, je dois vous avouer quelque chose: cette histoire n'est pas totalement vraie. Bien qu'elle soit classée dans la catégorie "défis", tout ne s'est pas passé exactement comme ça. Disons que pendant tout le temps où j'ai attendu Catherine à la sortie du cinéma (car jusque là, tout est véridique), j'ai imaginé ce qui pouvait se passer à l'intérieur. Catherine s'était-elle jetée au cou - enfin, quand je dis au cou, c'est une façon de parler - de son voisin en le prenant pour Vagant ? Allait-elle sortir au bras d'un jeune premier et m'ignorer superbement ? Allait-elle passer devant moi comme une étoile filante, mais une étoile du type naine rouge de confusion après avoir réalisé sa méprise ? Bref, pendant que Catherine, entre un strapontin vide et un grand chauve, se morfondait devant son film, je me faisais le mien avec ma pancarte à la main. Ce que je ne me suis jamais expliqué, c'est comment nous avons pu nous louper. Comment ne m'a t'elle pas vu à la sortie de la salle avec ma grosse pancarte ?

Ami dragueur, sache que le coup de la pancarte est un très bon plan: J'ai perçu quelques regards intéressés, et une femme s'est même plantée devant moi, avec ses yeux bleus pétillants. "C'est moi, Catherine !", qu'elle me dit avec un grand sourire, alors que sa bonne copine hilare regardait la scène en retrait. Je l'ai dévisagée des pieds à la tête, et j'ai répondu "non, je ne crois pas". Elle avait le crane complètement rasé.

Lorsque je suis rentré chez moi, à la fois déçu est frustré, j'avais le message suivant:

"Cher C***,
Bien sûr, j'ai envisagé -je pense- toutes les possibilités...

1- le nombre de personnes aux files d'attente ne permettait pas à nos regards de se croiser
2- la petitesse et la configuration de la salle ne permettaient pas à nos regards de se croiser
3- nos regards se sont croisés, et tu as pris tes jambes à ton cou
4- tu as eu un empêchement (et là je te maudis de ne pas avoir de portable, le film était chiant au possible !)

Quoi qu'il en soit, j'espère savoir un jour...

Bisous

Catherine"

Je lui ai alors expliqué ma mésaventure, et Catherine m'a écrit ce qui c'était vraiment passé dans la salle:

"Bon, quelque part ce mail me rassure, moi qui n'en menais vraiment pas large en voyant l'heure passer, puis les bandes-annonces arriver (je n'ai pas la moindre idée de ce qui est passé, j'avais les yeux rivés sur l'entrée), puis la place que je t'avais "réservée" prise d'assaut (j'avais néanmoins gardé l'option "strapontin" juste à côté de moi, mais il semble qu'ils ne l'acceptent plus...), puis l'extinction des feux... et le début du film...
Je suis sincèrement navrée que tu aies dû subir l'épreuve (involontaire, donc beaucoup moins drôle) de la "pancarte"... Sortie à 22H24... de la salle 8, latérale, par l'étage supérieur au niveau des caisses... Je dois avouer que parmi les options envisagées, celle de la prise de (tes) jambes à ton cou me semblait la plus réaliste (eh oui, j'ai encore des problèmes avec mon image dans certains moments :-(...) En repassant devant les caisses je regardais donc, au cas où, on ne sait jamais... mais sans y croire du tout... Je n'ai donc pas tardé à filer vers le métro la queue entre les jambes (si je puis m'exprimer ainsi...)"

medium_A42CLIDO161R.jpgCatherine et moi avons donc décidé de renouveler l'expérience, mais selon ses règles: Elle choisissait le film, j'arrivais dans la salle avant elle, je m'y bandais les yeux (!), elle venait s'asseoir à mes côtés, et quoi qu'il advienne je ne devais pas poser ma main sur elle. J'avais l'air malin avec mon cache-yeux Air France au fond de la salle de cinéma. Probablement m'a t'on pris pour un abonné qui venait piquer son roupillon. J'ai entendu quelqu'un s'asseoir à côté de moi, j'ai senti une main explorer mon corps, et j'ai entendu sa voix très suave. J'ai respecté notre contrat à la lettre. Je n'ai pas posé ma main sur elle: j'ai fourré mon nez dans son décolleté prodigieux...

J'ai ainsi imaginé un scénario de rencontre original: Libertins qui nous ne nous se connaissons pas "de visu", donnons-nous rendez-vous dans un cinéma, sans autre moyen de nous reconnaître que le jeu des regards et l'expression non verbale. A nous de nous découvrir dans la pénombre de la salle, sans demander explicitement à celui ou celle auquel nous faisons du genou s'il fait partie ou non de cet extravagant défi !

« Mois précédent | Mois suivant »